C’est en 1921 que Paul-Élie Dubois, un artiste qui
porte en lui toute l’apparente
sévérité de sa
Franche-Comté natale, obtient la bourse de la Villa
Abd-el-Tif après des études à
l’Académie des Beaux-Arts de Paris. Il aura alors
« la révélation de la
lumière », selon sa propre expression. La ville
d’Alger lui offrant un fabuleux décor, sa palette
s’illumine, sereine, éclatante. Sept ans plus tard
en 1928, le gouverneur général de
l’Algérie, Pierre Bordes, charge une mission
scientifique d’explorer le massif du Hoggar.
Paul-Élie Dubois en fait partie. La mission quitte Alger en
automobile, traverse les oasis de Laghouat, El Goléa et
pénètre dans la plaine du Tidikelt.
Bientôt se dresse le Hoggar et ses cathédrales :
l’Illaman, le Tahat, l’Assekrem du Père
de Foucauld… Seul, avec ses guides touaregs dans ces
montagnes désolées, Paul-Élie Dubois
en rapportera trois cents tableaux.
Élisabeth Cazenave nous propose de suivre ce grand artiste.
Observateur loyal d’un univers lointain, Paul-Élie
Dubois intéresse tous les Sahariens et les amoureux du
désert. Peintre et ethnologue, témoin de la vie
des Touaregs, l’artiste nous restitue par son œuvre
fascinante la civilisation de ce peuple. Outre
l’intérêt documentaire, son
œuvre donne corps, forme et couleurs au monde touareg,
à ce peuple du désert dans son univers de
montagnes et de sable.
Les notes prises au Hoggar serviront de support à la
publication luxueuse de l’Atlantide
complétée par les illustrations des Chants du
Hoggar et des Puritains du désert où il se montre
le messager d’un art humain et profond.
Boye, fils de l’Amenokal du Hoggar et deux nobles. L’Atakor du Hoggar vu de la gara de l’Assekrem.